Laisser passer de la FIA, la super licence est le sésame qui permet à un pilote de rentrer au sein du club très fermé des pilotes de F1. Son but, s’assurer que les pilotes accédant au Saint-Graal aient une expérience suffisante.
Une certification introduite en 1984, après une première tentative en 1982 qui s’était traduite par une grève des pilotes menée notamment par Niki Lauda et Didier Pironi.
À ne pas confondre avec la licence à point mise en place en 2014, délivrée à chaque pilote et sur laquelle peuvent lui être retirés des points si des infractions sont commises durant une course.
Réformée de nombreuses fois, la super licence comporte désormais une longue liste de critères , qui doivent être respectés par les nouveaux pilotes pour l'obtenir pour la première fois :
- Avoir une licence de type degré A en cours de validité
- Être en possession d’un permis de conduire valide
- Être âgé de 18 ans minimum (une règle introduite suite à l’arrivée de Max Verstappen à seulement 17 ans et quelques mois)
- Passé avec succès un test relatif au code sportif international ainsi qu’au règlement de la F1
- Avoir participé à 2 saisons d’un championnat de monoplace reconnu par la FIA et avoir participé à hauteur de 80% des courses des 2 saisons
- Avoir un total de 40 points minimum dans le décompte des points liés à la super licence au cours de 2 années précédentes
Un système de point, obtenu grâce à la participation et aux victoires dans les championnats de monoplaces reconnus par la FIA. Par exemple, finir dans les 3 premiers du championnat de Formule 2 confère automatiquement 40 points à un pilote.
La super licence se trouve donc en haut de la liste des licences décernées par la FIA, allant du degré G a A, et ce en fonction des compétitions. Par exemple, pour participer à un championnat de rally cross buggy, un pilote doit posséder une licence de degré C.
La super licence est délivrée pour une durée d’un an calendaire et est renouvelée chaque année pour l’ensemble des pilotes. Une super licence est renouvelée automatique si le pilote rempli les critères du code sportif de la FIA, notamment avoir reçu une super licence dans les 3 dernières années et avoir effectué au moins 100 km lors d’une séance d’essais libres de F1. De plus, l’écurie doit garantir que son pilote est en capacité de piloter une Formule 1, en démontrant qu’il a conduit une F1 à une vitesse constante de course durant au minimum 300km en 2 jours maximum et ce dans un laps de temps de 180 jours avant le dépôt de la demande, distance qui peut être parcourue lors d'essais privés. Ces règles s'appliquent bien sûr aux pilotes demandant la super licence pour la première fois.






