Le 24 avril 2026, la magie du Grand Prix Historique de Monaco a brutalement basculé. Jean Alesi, légende française de la Formule 1 et ambassadeur officiel de la Scuderia Ferrari, a perdu le contrôle d'une Ferrari 312 de 1969 à la sortie du tunnel, précisément dans la zone de freinage précédant la chicane du Port. Le choc contre le rail de sécurité a détruit toute la partie avant de cette machine rare dont la valeur atteint plusieurs millions d'euros.
Un incident d'autant plus douloureux que la Ferrari 312 compte parmi les pièces les plus précieuses de l'histoire de la Formule 1, et que Jean Alesi incarne, plus que quiconque, le lien émotionnel entre la France et la Scuderia.
Un vendredi noir à Monaco
Alors que la 15e édition du Grand Prix Historique de Monaco réunissait près de 200 monoplaces classiques dans les rues étroites de la Principauté, Jean Alesi s'élançait en Série D au volant de cette Ferrari 312 de 1969. La matinée du vendredi s'annonçait sous les meilleurs auspices pour ce pilote au palmarès légendaire, 201 Grands Prix au compteur et 32 podiums en Formule 1.
Mais Monaco est un circuit impitoyable, même pour les plus grands. À la sortie du tunnel, là où la vitesse est maximale et l'espace minimal, Alesi a perdu le contrôle de sa monoplace. La voiture est partie en tête-à-queue avant de heurter violemment la barrière. Les images du choc, impressionnantes, rappellent à quel point ces monoplaces historiques, dépourvues des aides modernes, exigent une précision absolue et punissent la moindre approximation.
L'Automobile Club de Monaco a confirmé que plusieurs pilotes avaient été piégés la veille dans cette même zone, soulignant la difficulté extrême de ce tracé mythique même pour des pilotes expérimentés. Heureusement, Jean Alesi est sorti indemne du crash.
La Ferrari 312 de 1969 : une pièce irremplaçable
La Ferrari 312 n'est pas une voiture de course ordinaire. Ce prototype du Groupe 6, dérivé directement du moteur V12 de la Formule 1, représente une étape fondamentale dans l'évolution des monoplaces Ferrari de la fin des années 1960. Produite à seulement trois exemplaires, elle développait environ 420 chevaux et a été pilotée en 1969 par des légendes comme Pedro Rodríguez, Ernesto Brambilla et Chris Amon, ce dernier obtenant la meilleure performance du modèle avec une troisième place au Grand Prix des Pays-Bas.
C'est l'écurie Methusalmen Racing, atelier basé à Cologne, qui était responsable de cette Ferrari 312 lors de l'événement. Les commissaires ont rapidement sécurisé la zone tandis que les mécaniciens évaluaient l'étendue des dégâts sur la partie avant de la machine. Dans un exploit logistique remarquable, l'équipe a travaillé toute la nuit pour remettre la voiture en état, permettant à Jean Alesi de reprendre la piste dès le samedi.






