Un début de saison qui dépasse toutes les attentes
Trois courses, dix-sept points sur dix-huit possibles pour l'écurie, et un directeur d'équipe qui peine à trouver des superlatifs assez éloquents pour décrire ce qu'il observe. Oliver Bearman, à peine âgé de vingt ans, est en train de transformer le début de saison 2026 de Haas en un exploit historique. Après une septième place à Melbourne et une remarquable cinquième place en Chine, le jeune Britannique a propulsé son équipe à la quatrième place du classement des constructeurs — devant Red Bull.
Ayao Komatsu, le patron de Haas, résume la situation avec une franchise désarmante : « Si l'on m'avait dit que nous serions quatrièmes au classement des constructeurs après trois courses, j'aurais ri. » Pourtant, c'est bel et bien la réalité du championnat 2026, et Oliver Bearman en est l'artisan principal.
« Je ne vois pas de limite avec lui »
La déclaration d'Ayao Komatsu restera gravée dans les mémoires. Après les deux premières manches, le directeur d'écurie n'a pas mâché ses mots : « Extrêmement impressionnant. À dire vrai, nous avons placé la barre très haut pour Ollie, car il ne cesse de progresser. »
Mais c'est la suite de ses propos qui révèle toute l'ampleur de son enthousiasme : « La rapidité avec laquelle il apprend et s'améliore fait partie de ce qui le rend exceptionnel. Il possède cette vitesse remarquable, cela ne fait aucun doute depuis le premier jour. Mais ce qui m'enthousiasme tant, c'est que je ne vois pas de limite avec lui. »
Une phrase lourde de sens. Dans un sport où l'on évoque souvent un « plafond de verre » pour les jeunes talents, Komatsu ne distingue aucune frontière à l'horizon pour son pilote numéro un.
Bien plus qu'une simple vitesse de pointe
Ce qui distingue Bearman des autres jeunes pilotes rapides, selon Komatsu, va bien au-delà des simples performances chronométriques. Le patron de Haas souligne que le pilote, en seulement sa deuxième année complète, est en passe de devenir un professionnel accompli, maîtrisant toutes les facettes du métier.
« Si l'on considère ces deux week-ends de course à Melbourne et Shanghai, je dirais : sans faute. Brillant. Et puis, il y a son attitude, sa manière de collaborer avec les ingénieurs, l'exécution… » La capacité de Bearman à assimiler les informations, à écouter les retours de ses ingénieurs — même lorsqu'il n'est pas d'accord — et à les appliquer immédiatement sur la piste est présentée comme une qualité rare, y compris parmi les pilotes expérimentés.
Bearman lui-même se montre satisfait de la base technique offerte par la VF-26 : « Je suis vraiment heureux avec l'équilibre et la sensation de la voiture. C'est une excellente base pour continuer à progresser. » Une sérénité qui transparaît dans chacune de ses performances.






