Samedi noir, dimanche en or : le week-end hors norme de Kimi Antonelli
L’une des histoires les plus marquantes de ce début de saison 2026 s’est écrite en l’espace de vingt-quatre heures à Shanghai. Kimi Antonelli y a vécu un véritable tourbillon émotionnel : responsable d’un accrochage lors du sprint, humilié par un refus public d’excuses, avant de s’illustrer par une pole position historique et une première victoire en Grand Prix. Le tout couronné par une réconciliation inattendue lors de la parade des pilotes. Un scénario digne d’un roman, pour un pilote de dix-neuf ans qui ne cesse d’écrire l’Histoire.
L’accrochage à l’origine de tout
Tout commence lors du sprint du samedi 14 mars. Mal parti, Antonelli se retrouve englué dans le peloton et tente une remontée audacieuse. Au virage 6 du premier tour, un sous-virage le propulse contre la Red Bull RB22 d’Isack Hadjar. Les commissaires sont formels : Antonelli est « entièrement responsable » de l’incident et écope d’une pénalité de dix secondes, le reléguant à la quatrième place de la course courte.
Hadjar, quant à lui, doit composer avec des dégâts sur sa monoplace pour le reste du sprint, avant de terminer quinzième. Sa frustration est palpable : « Kimi s’est complètement sabordé, mais c’est moi qui ai dû gérer les conséquences pendant toute la course. C’était extrêmement pénible. »
Le refus qui a enflammé le paddock
La scène, devenue virale, se déroule dans le parc fermé. Antonelli, fair-play, s’approche de la Red Bull d’Hadjar, toujours assis dans son cockpit, pour présenter ses excuses. La réponse du Français ? Un geste de la main sans équivoque, balayant la tentative de l’Italien. Ce rejet, capté par les caméras, accumule plus d’un million de vues et déclenche une vive polémique.
Toto Wolff ne mâche pas ses mots : « C’est antisportif. Repousser quelqu’un de la sorte est inacceptable. » Ralf Schumacher, consultant pour Sky Deutschland, adopte une position plus nuancée : « Normalement, on n’agit pas ainsi. Mais c’est une personne très impulsive. Nous ne devrions pas le juger sur le vif — après vingt tours de course, peut-être voit-on les choses différemment. »
Hadjar, lui, assume sa réaction avec une pointe d’ironie face aux caméras de Canal+ : « Je ne comprends pas pourquoi il est aussi excité alors qu’il dispose d’une voiture performante et qu’il remontera de toute façon… Bon, ça arrive. » Une phrase qui résume à la fois sa colère du moment et, peut-être, une certaine amertume face à la hiérarchie perçue entre les deux rookies.
Pour en savoir plus sur les tensions de ce sprint, découvrez notre article sur Antonelli qui assume son erreur au sprint de Shanghai.






