Antonelli, un mea culpa après le sprint de Shanghai
Kimi Antonelli n’a pas cherché à éluder ses responsabilités. À l’issue du sprint du Grand Prix de Chine 2026, le jeune pilote Mercedes, âgé de seulement 18 ans, a reconnu sans détour son erreur après sa collision avec Isack Hadjar au premier tour. Une réaction empreinte de maturité qui, en dépit de la pénalité infligée, témoigne d’une évolution mentale notable pour le prodige italien.
Lors du freinage pour aborder le virage 6 du Circuit International de Shanghai, Antonelli a tenté une manœuvre à l’intérieur de la Red Bull d’Hadjar. Victime d’un mauvais départ depuis la première ligne, il avait chuté de la deuxième à la septième place et cherchait à regagner du terrain. Les deux monoplaces sont entrées en contact, contraignant Hadjar à élargir sa trajectoire et lui faisant perdre de précieuses positions.
La FIA a rapidement statué : dix secondes de pénalité pour Antonelli, assorties de deux points supplémentaires sur sa superlicence, portant son total à sept points sur les douze autorisés sur une période glissante de douze mois. Une sanction sévère, susceptible de compromettre son sprint.
Isack Hadjar ne voulait pas accepter les excuses de Kimi Antonelli après la course et le contact avec l’Italien. 😶🌫️#F1 #ChineseGP pic.twitter.com/TQohagzqB6
— Le Sprint (@LeSprintEdition) March 14, 2026
La voiture de sécurité, une bouée de sauvetage inespérée
Le sort a toutefois souri à Antonelli. L’intervention de la voiture de sécurité lui a permis de purger sa pénalité sans perdre l’intégralité de son avance sur la piste. Après cet épisode délicat, il a su se ressaisir : doublant Lewis Hamilton au onzième tour, puis Charles Leclerc deux boucles plus tard, il a finalement terminé cinquième du sprint.
Un résultat qui, au regard des circonstances, reste honorable. Il est cependant difficile de ne pas songer aux points perdus et au doublé Mercedes qui s’est envolé. George Russell a remporté la victoire au sprint, devant Charles Leclerc et Lewis Hamilton, tandis que son coéquipier payait au prix fort les erreurs commises dès le premier tour.






