Quand le pilote de Formule 1 en sait davantage que son examinatrice
On croyait avoir tout vu en Formule 1. Pourtant, Kimi Antonelli, âgé de seulement dix-neuf ans et nouveau visage de Mercedes, déjà vainqueur de son premier Grand Prix en Chine, nous livre une anecdote aussi inattendue que désopilante. Lors d’un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, le jeune prodige bolonais a révélé un détail pour le moins savoureux concernant son examen du permis de conduire : son examinatrice ignorait tout simplement comment manier une boîte de vitesses manuelle.
Un fait d’autant plus ironique que ce même pilote manœuvre, à des vitesses vertigineuses, l’une des machines les plus sophistiquées au monde – une Mercedes W17 capable de frôler les 300 km/h sur les lignes droites des circuits internationaux.
Six semaines avant ses débuts en F1, un autre défi l’attendait
Pour saisir toute l’ironie de la situation, il convient de rappeler le contexte dans lequel Antonelli a passé cet examen. À peine six semaines avant ses débuts en Formule 1 sous les couleurs de Mercedes, au début de la saison 2025, le pilote, déjà sous contrat avec l’une des écuries les plus prestigieuses du plateau, devait encore obtenir… son permis de conduire ordinaire.
Il avait lui-même confié avoir vécu cette semaine d’examen comme un véritable « calvaire » : « J’étais extrêmement nerveux… Cette semaine était un enfer, car je révisais et m’entraînais sans relâche, conscient que je n’aurais qu’une seule chance. » Son père, Marco Antonelli – lui-même pilote automobile –, l’avait préparé à maîtriser la boîte manuelle… à bord d’un minibus Fiat. Une image qui contraste singulièrement avec les simulateurs de pointe de l’usine Mercedes.
Vingt minutes sans faute, hormis pour la manœuvre de stationnement
Le jour de l’examen, Antonelli a franchi les vingt minutes d’épreuve sans commettre la moindre erreur. Le passage des vitesses ? Aucun souci, en dépit d’un entraînement somme toute limité. En revanche, là où le futur champion a trébuché, c’est sur… les manœuvres de stationnement. « Le plus difficile était le créneau et le stationnement en marche arrière », a-t-il avoué avec une pointe d’autodérision. Il a même plaisanté en ajoutant qu’il n’était « pas habitué à garer une Formule 1 ».
C’est alors que l’anecdote prend tout son sel : tandis qu’Antonelli maîtrisait à la perfection le maniement de la boîte manuelle, son examinatrice, elle, en était incapable. Un comble absolu. Le candidat s’est ainsi révélé plus compétent que son évaluatrice, du moins sur ce point précis.






