Andretti accuse, Pérez réplique : la discorde qui secoue le paddock Cadillac
Personne n’aurait parié que l’une des polémiques les plus captivantes de ce début de saison 2026 émergerait au sein même de l’écurie Cadillac. Pourtant, c’est bien Mario Andretti, champion du monde en 1978 et figure emblématique de l’équipe américaine – dont le châssis MAC-26 arbore ses initiales –, qui a jeté le trouble. L’étincelle ? Une déclaration prononcée dans le podcast Drive to Wynn, où le pilote légendaire a estimé que Sergio Pérez et Valtteri Bottas manquaient de tranchant après leur absence prolongée des circuits.
« Franchement, je pense qu’ils sont tous les deux un peu rouillés », a-t-il lâché sans détour. Selon lui, les deux pilotes, éloignés des cockpits pendant au moins une saison, abordent cette nouvelle voiture avec une prudence excessive, se contentant de participer sans prendre de risques susceptibles de compliquer la tâche de l’équipe.
Une analyse que Sergio Pérez a accueillie avec une franche hostilité.
« Nous évoluons à un niveau très élevé » : Pérez contre-attaque
La réplique du Mexicain a été aussi prompte que cinglante. « Honnêtement, je considère que nous évoluons à un niveau très élevé », a-t-il affirmé avant le Grand Prix du Japon. Pérez insiste sur la rapidité de sa remise en selle : « Dès mon retour, j’ai retrouvé mon rythme en quelques jours. Je me sens en excellente forme sur le plan du pilotage. »
Le pilote mexicain défend également ses performances lors des trois premières courses, même si les résultats en termes de classement peuvent sembler en deçà des attentes. « J’étais très satisfait de mon week-end à Melbourne, notamment de mes premières qualifications. En course, les circonstances ont été très variables, avec beaucoup de dégâts. Shanghai n’a pas non plus été un week-end simple : j’ai subi de nombreux aléas en course. Je n’ai pas encore connu un week-end parfait, mais en termes de performance pure, je suis plutôt content. »
En somme, Pérez établit une nette distinction entre ses performances personnelles – qu’il juge solides – et les limites mécaniques d’une voiture qu’il ne maîtrise pas encore pleinement.
Le contexte : une MAC-26 en retard de deux à trois secondes au tour
Pour mesurer l’ampleur du défi, il convient de rappeler quelques chiffres. Lors des trois premiers Grands Prix de la saison, Cadillac accuse un retard de deux à trois secondes par tour sur le peloton. Pérez a terminé 16e en Australie, 15e en Chine et 17e au Japon. Aucun point inscrit. Valtteri Bottas n’a pas fait mieux.
Cependant, les données révèlent aussi une progression. En qualifications à Suzuka, l’écart de Pérez avec le leader en Q1 s’est réduit à 2,171 secondes, contre 3,098 secondes à Melbourne et 3,601 secondes à Shanghai – une tendance encourageante. Mieux encore, Cadillac a devancé Aston Martin lors des qualifications du Grand Prix du Japon, .






