Szafnauer déterminé à intégrer une douzième écurie en Formule 1
Otmar Szafnauer refait surface sous les feux des projecteurs de la Formule 1, mais cette fois, ses ambitions transcendent le simple rôle de directeur d’écurie. L’ancien responsable d’Alpine et d’Aston Martin œuvre activement, depuis plus d’un an selon ses propres déclarations, à l’élaboration d’un projet concret visant à introduire une douzième écurie sur la grille de départ. Ce dessein, alliant un financement solide, l’appui d’un constructeur automobile encore non dévoilé et une vision stratégique à long terme, pourrait bien redessiner le paysage de la discipline reine du sport automobile.
Après son départ d’Alpine à l’été 2023, Szafnauer avait adopté un profil discret avant de rebondir au début de l’année 2026 en s’associant à Van Amersfoort Racing en qualité de directeur général et d’associé. Cette structure, engagée en Formule 2 et en Formule 3, partage les mêmes circuits que ceux du championnat du monde de Formule 1. C’est depuis cette position stratégique que l’ingénieur roumano-américain entend influencer l’avenir de la discipline.
Un financement assuré et un constructeur prêt à s’engager
Lors d’un forum économique organisé à Miami, Szafnauer a levé partiellement le voile sur ses intentions. « Les finances sont en place », a-t-il affirmé. « Je peux vous assurer que les investisseurs sont des acteurs sérieux, dotés des ressources nécessaires pour soutenir une écurie de Formule 1. » Il a par ailleurs confirmé qu’un constructeur automobile était « déjà disposé et enthousiaste à l’idée de rejoindre le championnat », précisant que ce dernier se chargerait de concevoir et de produire son propre groupe motopropulseur.
Cette annonce revêt une importance capitale. La capacité à développer une unité de puissance en interne constitue un atout majeur dans les négociations avec la FIA. Szafnauer ne cache d’ailleurs pas ses ambitions personnelles : s’inspirant du modèle de Toto Wolff chez Mercedes, il aspire à cumuler les fonctions de directeur d’écurie et de copropriétaire. « Si l’on peut assumer ces deux rôles, comme le fait Toto, l’efficacité s’en trouve renforcée. On n’a plus besoin de s’en remettre à autrui », explique-t-il.
Les fonds réunis lui permettraient, selon ses dires, de se doter d’une nouvelle soufflerie, d’installations de recherche et développement modernes ainsi que d’une usine flambant neuve – des infrastructures indispensables pour prétendre jouer un rôle significatif en Formule 1.






