Un choix dicté par l'ambition en Formule 1
Colton Herta ne prendra pas le départ des 500 Miles d'Indianapolis en 2026. Non par manque d'envie, mais parce que la Formule 2 s'impose désormais comme sa priorité absolue. Cette décision résulte directement d'une modification du calendrier : la FIA Formula 2 a en effet ajouté deux nouvelles manches à son programme 2026, dont une à Montréal en fin de mois de mai, entrant ainsi en conflit avec la date de la prestigieuse classique américaine, prévue le 24 mai.
Pour un pilote dont l'objectif unique est de rejoindre la Formule 1 au volant d'une Cadillac, le choix était évident. Herta n'a pas hésité : la F2 constitue désormais sa priorité. Ce renoncement aux 500 Miles en dit long sur la détermination avec laquelle l'Américain de 25 ans aborde cette nouvelle étape de sa carrière.
Un conflit de calendrier aux répercussions immédiates
La modification du calendrier de la F2 en 2026, où les manches de Bahreïn et d'Arabie saoudite ont été remplacées après l'annulation des Grands Prix de Formule 1 dans cette région en raison du conflit en Iran, a rebattu les cartes. Miami et Montréal sont venues s'ajouter à un programme déjà chargé de quatorze manches, s'étalant du 6 mars au 8 décembre.
C'est précisément la manche canadienne qui a tout bouleversé. Andretti Global, l'écurie avec laquelle Herta avait disputé ses saisons en IndyCar, préparait un programme pour une quatrième voiture aux 500 Miles, le désignant comme candidat prioritaire. La structure partage d'ailleurs les mêmes propriétaires que Cadillac F1 — Dan Towriss et le conglomérat TWG Motorsports. Cependant, une fois le conflit de calendrier confirmé, Andretti a officiellement renoncé à aligner une quatrième voiture pour se concentrer sur son trio habituel de pilotes.
Comme l'a expliqué Ron Ruzewski, directeur d'équipe d'Andretti Global : « Comme beaucoup l'avaient pressenti, nous envisagions de monter un programme pour une quatrième voiture, et notre priorité aurait été Colton. Mais nous soutenons son engagement en Formule 2 dans le cadre de son ascension vers la Formule 1. »
« C'est ma dernière chance. Je veux tenter ma chance. »
Herta a livré une déclaration empreinte de sincérité et de lucidité quant aux raisons de ce choix décisif. « Pour moi, cette décision a été incroyablement difficile à prendre, car je sais ce que je laisse derrière moi. Je renonce à une équipe formidable, à un championnat d'une compétitivité exceptionnelle. La facilité aurait été de rester en IndyCar. Cela aurait été simple pour moi. J'aurais mené une vie très similaire. Mais c'est un risque, et c'est un rêve. J'ai pensé que c'était ma dernière chance. Je veux tenter ma chance, je veux saisir cette opportunité. Pour moi, il s'agit simplement de me battre pour réaliser mon rêve. »
Ces paroles prennent d'autant plus de poids que Herta n'en est pas à sa première tentative pour accéder à la F1. En 2021, il avait failli rejoindre Alfa Romeo dans le cadre du projet de rachat de Sauber par Andretti. Plus tard, en 2023, un volant chez AlphaTauri lui semblait acquis — avant que la question des points de superlicence ne fasse échouer l'accord. Aujourd'hui, il dispose de 34 points sur les 40 requis, et une huitième place ou mieux en F2 suffirait à franchir ce cap.
L'ultimatum de Dan Towriss
Derrière cette décision se cache également une parole sans équivoque de Dan Towriss, PDG de TWG Motorsports et de Cadillac F1. Herta a lui-même rapporté les propos de son patron :






