De Vries coincé à Bahreïn après les frappes iraniennes
Nyck de Vries, pilote d'essais et simulateur de McLaren, se retrouve bloqué à Bahreïn en plein cœur d'une escalade militaire au Moyen-Orient. Le Néerlandais, qui devait participer à un test de pneus pluie organisé par Pirelli ce week-end, a partagé des informations préoccupantes sur son compte Instagram.
Sur ses stories, De Vries a relayé un message d'urgence du Ministère de l'Intérieur bahreïnien, demandant à la population de rester calme et de se rendre dans le lieu sûr le plus proche. Le communiqué officiel indique également de ne pas encombrer les routes principales sauf en cas de nécessité absolue.
Un test Pirelli annulé pour raisons de sécurité
De Vries devait effectuer son retour dans une F1 ce week-end à l'occasion d'un test de développement de pneus pluie organisé par Pirelli sur le circuit international de Bahreïn. Mercedes et McLaren avaient fourni des voitures « mule » pour cette session inhabituelle, qui prévoyait de mouiller artificiellement la piste afin de collecter des données cruciales sur les composés pluie.
Mais l'opération militaire conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, suivie de représailles iraniennes massives touchant plusieurs pays du Golfe dont Bahreïn, a contraint Pirelli à tout annuler. Le fabricant italien de pneumatiques a confirmé que tous ses employés sur place étaient en sécurité dans leurs hôtels.
Un espace aérien fermé, aucune issue possible
La situation est d'autant plus compliquée que l'espace aérien de Bahreïn est entièrement fermé, tout comme ceux du Qatar, du Koweït, de l'Irak et de l'Iran. Des missiles iraniens ont notamment frappé le quartier général de la 5e Flotte de la marine américaine à Manama, la capitale bahreïnienne, ainsi que des immeubles résidentiels dans la ville.
De Vries n'est pas le seul membre du monde de la F1 à être touché. Frederik Vesti, pilote de réserve de Mercedes, est lui aussi bloqué à Bahreïn et doit impérativement rejoindre Melbourne pour le GP d'Australie, première course de la saison 2026, dont le week-end débute dans quelques jours seulement. Le personnel de Pirelli, Mercedes et McLaren présent sur place tente également de trouver un moyen de quitter la région.
De Vries exprime son soutien à Bahreïn
Au-delà de l'alerte d'urgence, le Néerlandais a également partagé un message de soutien au peuple bahreïnien sur ses réseaux sociaux, relayant une publication locale accompagnée d'une image d'un enfant portant le drapeau de Bahreïn, avec une prière pour la paix et la protection du pays.
De Vries, qui a rejoint McLaren comme pilote d'essais et simulateur en octobre dernier, combine ce rôle avec ses engagements en Formule E chez Mahindra et en Championnat du Monde d'Endurance chez Toyota. Le champion du monde de Formule E 2021 devra patienter avant de pouvoir quitter Bahreïn, la date de réouverture de l'espace aérien restant pour l'instant inconnue.
La F1 surveille la situation de près
Cette situation met en lumière les défis logistiques auxquels la F1 fait face en cette période de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le GP de Bahreïn, programmé le 12 avril, et le GP d'Arabie saoudite, une semaine plus tard, sont désormais sous haute surveillance.
Un porte-parole de la F1 a tenu à rassurer en soulignant que les trois prochaines courses se dérouleront en Australie, en Chine et au Japon, loin de la zone de conflit. Mais de nombreux membres du paddock doivent transiter par le Moyen-Orient pour rejoindre Melbourne, et les perturbations aériennes massives — plus de 14 000 vols affectés selon certaines estimations — compliquent considérablement la logistique.
Pour l'heure, les Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite restent au calendrier, mais la F1 dispose de plans de contingence si la situation sécuritaire venait à se détériorer davantage.






