Il a manqué à la Formule 1. Et visiblement, la Formule 1 lui a manqué tout autant. Daniel Ricciardo, dont la retraite a été actée à l'issue de la saison 2024, a officiellement annoncé son retour dans les paddocks en 2026, non plus en tant que pilote, mais en qualité d'ambassadeur mondial de Ford Racing. Un retour teinté d'émotion pour le « Honey Badger » australien, qui a consacré quatorze saisons à la discipline reine du sport automobile.
Un nouveau rôle, une nouvelle vie
Depuis l'annonce de sa retraite en septembre 2025, Ricciardo n'a jamais véritablement rompu avec l'univers de la course. En devenant ambassadeur mondial de Ford Racing, la branche haute performance du constructeur américain, le pilote originaire de Perth a trouvé une transition idéale vers une fonction lui permettant de rester proche du sport qu'il chérit.
Sa mission s'articule notamment autour de la marque Raptor et du style de vie qui l'accompagne, avec un ancrage marqué dans l'univers du sport automobile. « Si mes jours en compétition sont derrière moi, ma passion pour tout ce qui roule demeurera toujours intacte, c'est pourquoi je suis fier de m'associer à Ford en tant qu'ambassadeur mondial de Ford Racing », avait déclaré Ricciardo lors de son annonce officielle.
Ce rôle s'inscrit dans un contexte particulièrement symbolique : Ford effectue en effet son grand retour en Formule 1 en 2026, en tant que partenaire moteur de Red Bull Racing et de Racing Bulls, marquant ainsi sa première implication dans la discipline depuis 2004. Pour célébrer cette nouvelle ère, l'écurie Red Bull a choisi Détroit comme cadre de son lancement 2026, les 15 et 16 janvier, avec Ricciardo en invité d'honneur aux côtés de Max Verstappen et des nouveaux pilotes Isack Hadjar, Liam Lawson et Arvid Lindblad.
« Cela va vraiment me frapper »
Ricciardo ne cache pas l'intensité émotionnelle que représente ce retour dans l'atmosphère si particulière de la Formule 1. Dans un aveu poignant, il a partagé toute l'ambivalence d'un homme ayant vécu le paddock de l'intérieur pendant quatorze saisons et devant désormais l'observer depuis l'extérieur.
« J'ai évolué dans la bulle de la F1 si longtemps que j'avais fini par m'habituer à l'intensité du calendrier, du paddock, de tout ce qui l'entoure. Cela me semblait normal, mais maintenant que j'en suis sorti, je réalise à quel point ce rythme était loin de l'être », a-t-il confié. Un témoignage sincère sur la réalité de la vie d'un pilote de Formule 1, rythmée à la seconde près.






