Hamilton intrigué par la domination moteur de Mercedes
Les premières qualifications de la saison 2026 ont livré un verdict sans appel : Mercedes a écrasé la concurrence à Melbourne. George Russell a décroché la pole position avec un temps de 1:18.518, devant son coéquipier Kimi Antonelli, relégué à près de trois dixièmes. Mais c'est surtout l'écart avec le reste du peloton qui interpelle : Isack Hadjar, troisième, accusait déjà 0"785 de retard, tandis que Charles Leclerc (4e) et Lewis Hamilton (7e) étaient respectivement à 0"809 et 0"960.
Face à cette domination, Hamilton n'a pas mâché ses mots. Visiblement intrigué, le septuple champion du monde a pointé du doigt une puissance moteur Mercedes qu'il juge suspecte, relançant la controverse sur le taux de compression qui a agité tout l'hiver.
« Ils n'ont pas montré la puissance du moteur pendant les essais »
Au micro de Sky Sports après les qualifications, Hamilton a livré une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir le paddock :
« Je pense qu'il est clair qu'ils n'ont pas montré toute la puissance du moteur pendant les essais, car tout le monde parle du taux de compression. Et ils ont manifestement fait un travail très solide avec leur moteur, ce qui est également notre cas, mais il serait intéressant de comprendre pourquoi il y a un écart de deux dixièmes ou plus par secteur juste en termes de puissance. »
Le pilote Ferrari est allé encore plus loin, interpellant directement la FIA sur son inaction :
« S'il s'agit d'une question de taux de compression, je veux comprendre pourquoi la FIA n'a rien fait et ce qui est fait pour y remédier. Mais si ce n'est pas le cas, et qu'il s'agit simplement d'une question de puissance, alors nous devons faire mieux. »
Le taux de compression : au cœur de la polémique
Pour comprendre les suspicions de Hamilton, il faut revenir sur la polémique qui a secoué la pré-saison. Dans le cadre de la nouvelle réglementation F1 2026, le taux de compression des moteurs à combustion interne a été abaissé de 18:1 à 16:1, une mesure destinée à contrôler la puissance et l'efficacité des groupes motopropulseurs.






