Un dimanche sous haute tension météorologique
Alors que la Formule 1 reprend enfin la piste après une trêve de cinq semaines, imposée par l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, le Grand Prix de Miami 2026 s’annonce sous le signe de l’incertitude. Si les journées de vendredi et de samedi s’annoncent sous des auspices favorables, c’est bien le dimanche 3 mai qui suscite l’inquiétude des écuries et des organisateurs.
Selon les dernières prévisions météorologiques, actualisées le mercredi 29 avril, d’importantes cellules orageuses sont attendues au-dessus de Miami dès la matinée du jour de la course, bien avant le départ prévu à 16h00, heure locale (22h00 en France). Ce système dépressionnaire, né dans les Rocheuses près de Denver, traversera plusieurs États du sud des États-Unis avant d’atteindre la Floride.
Les données sont éloquentes : un ciel entièrement couvert, une probabilité de précipitations oscillant entre 46 % et 70 % selon les modèles, et des températures ne dépassant guère les 28 °C – bien loin des 33 °C ensoleillés du vendredi. Le microclimat de Miami Gardens, réputé pour ses revirements météorologiques soudains, pourrait transformer cette quatrième manche de la saison 2026 en un véritable poker stratégique.
Vendredi et samedi : une sérénité trompeuse
Le week-end s’amorce pourtant sous les meilleurs auspices. Le vendredi 1er mai s’annonce sous un ciel dégagé, avec des températures maximales atteignant 33 °C, des vents modérés soufflant à 10,8 km/h en moyenne, et aucune précipitation en vue. Des conditions idéales pour permettre aux équipes de recueillir des données précieuses lors de la première séance d’essais libres (FP1), prolongée à 90 minutes cette saison, ainsi que lors de la qualification pour le Sprint.
Le samedi 2 mai restera chaud et sec, avec des températures de piste pouvant frôler les 51,7 °C et des rafales atteignant 46,8 km/h. Pirelli, qui a sélectionné ses trois composés les plus tendres pour Miami – C3, C4 et C5 –, devra composer avec un risque de surchauffe des pneumatiques plutôt qu’avec une usure par abrasion, en raison de la surface lisse de l’asphalte du Miami International Autodrome.
Mais c’est bien dimanche que tout pourrait basculer. La FIA a d’ailleurs étendu la FP1 à 90 minutes afin de compenser le manque de données habituellement collectées sur les nouveaux circuits. Les équipes auraient tout intérêt à exploiter ce temps supplémentaire avant le chaos potentiel du jour de course.






