Ferrari sur la bonne voie : une convergence tangible
Après un début de saison 2026 difficile en Australie, la Scuderia Ferrari affiche une trajectoire encourageante à Shanghai. Frédéric Vasseur, directeur sportif de l'écurie italienne, ne dissimule pas sa satisfaction, tout en conservant une approche pragmatique : « Nous accusions un retard de huit dixièmes à Melbourne, six dixièmes hier lors du Sprint, et quatre dixièmes aujourd’hui en qualifications. Cela prouve que nous avançons dans la bonne direction. »
Les chiffres sont éloquents. En l’espace de trois séances chronométrées, Ferrari a divisé par deux l’écart qui la séparait de Mercedes. Une progression notable, qui redonne espoir à Maranello avant l’épreuve principale de dimanche.
Charles Leclerc s’est qualifié en quatrième position sur la grille de départ, tandis que Lewis Hamilton a réalisé le cinquième temps. En pole position, Kimi Antonelli a marqué l’histoire à Shanghai en devenant le plus jeune poleman de l’histoire de la Formule 1, à seulement dix-neuf ans.
Mercedes toujours supérieure en ligne droite : le point faible persistant de Ferrari
Malgré cette progression réjouissante, Vasseur évite tout excès d’optimisme. Il met en lumière la principale faiblesse de la SF-26 avec lucidité : « Il existe une certaine convergence des performances, mais ils conservent un léger avantage en ligne droite. »
Ce constat s’explique par la gestion de l’énergie électrique. La SF-26 souffre d’un phénomène de clipping prématuré : sa batterie s’épuise avant la fin des longues lignes droites du circuit de Shanghai, là où Mercedes semble avoir optimisé son mappage logiciel. Leclerc l’a lui-même confirmé après le Sprint : « En qualifications, le groupe propulseur Mercedes génère un gain de temps significatif au tour. Nous ne parvenons pas encore à égaler cette performance en qualifications, mais en course, l’écart se réduit. »
Ce phénomène de super clipping, qui permet à Mercedes de dominer la concurrence à Shanghai, s’est imposé comme l’un des enjeux techniques majeurs de ce début de championnat. Hamilton, arrivé chez Ferrari cet hiver, résume la situation avec justesse : « La voiture est fantastique, et je pense que nous pouvons rivaliser avec eux dans les virages. En revanche, lorsque la puissance fait défaut en ligne droite, la donne change. »






