Lindblad sort de la piste sous la pluie lors des essais Pirelli à Suzuka
Le mercredi 1er avril 2026, le jeune Arvid Lindblad a vécu un moment périlleux lors des essais Pirelli organisés sur le circuit de Suzuka, dans le sillage du Grand Prix du Japon. Le rookie de Racing Bulls a été victime d’un aquaplaning au virage Degner n°2, projetant sa monoplace dans les barrières de sécurité après avoir heurté une nappe d’eau stagnante sur une piste gorgée d’eau. Heureusement, le pilote britannique est sorti indemne de cet incident.
Les dégâts subis par la VCARB 03 sont restés limités, se résumant principalement à la perte de l’aileron avant. Surtout, cet incident n’a guère perturbé la journée de travail : Lindblad a repris le volant sans tarder et enchaîné quatre runs supplémentaires, cette fois équipé de pneus pluie, accumulant au total 299 kilomètres au cours de cette deuxième journée d’essais.
Des conditions idéales pour éprouver les gommes Pirelli
Ces essais sur deux jours à Suzuka s’inscrivent dans un programme de développement crucial pour Pirelli. Initialement prévus à Bahreïn avant le début de la saison 2026, ils avaient dû être annulés en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le manufacturier unique de la Formule 1 a donc saisi l’opportunité offerte par la pause de cinq semaines imposée par l’annulation des Grands Prix d’Arabie saoudite et de Bahreïn – pour les mêmes raisons – afin de rattraper ce retard.
La météo japonaise s’est montrée particulièrement clémente pour l’occasion, avec des averses continues offrant des conditions parfaites pour travailler en profondeur sur les pneus intermédiaires et pluie extrême de la gamme Cinturato. Certaines solutions testées arboraient d’ailleurs des sculptures inédites, distinctes de celles actuellement homologuées, dans le cadre de runs de présélection.
Le programme impliquait deux écuries de la famille Red Bull. Côté Racing Bulls, Liam Lawson avait ouvert le bal la veille, parcourant 378 kilomètres. Chez Red Bull Racing, Isack Hadjar était aux commandes de la RB22 durant les deux journées, signant mardi un meilleur temps de 1’45"510 en pneus intermédiaires après avoir couvert 401 kilomètres, soit 69 tours du tracé nippon.
Un incident révélateur, mais sans conséquences durables
L’aquaplaning subi par Lindblad est survenu lors de l’un de ses trois runs en pneus intermédiaires. C’est précisément dans ce type de situation – eau stagnante, piste détrempée, trajectoires imprévisibles – que les limites d’adhérence peuvent se manifester de manière soudaine et brutale, même pour un pilote aguerri. Pour un rookie de 18 ans, cette expérience, bien que rude, s’avère précieuse.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Lindblad frôle l’incident lors d’un test. En janvier, lors du shakedown d’Imola, le Britannique avait déjà connu une sortie de piste à la Variante Villeneuve, sans conséquence physique mais entraînant un retour prématuré au garage. Sa réaction à Suzuka, reprenant immédiatement les essais et accumulant les kilomètres, témoigne d’une résilience remarquable.






