De championne à pilote de développement : l’ascension méthodique de Doriane Pin
Il y a quelques mois encore, Doriane Pin inscrivait son nom au palmarès de la F1 Academy 2025 à Las Vegas, devenant ainsi la première Française à remporter ce titre. Aujourd’hui, la « Pocket Rocket », âgée de seulement vingt-deux ans, franchit une nouvelle étape en endossant le rôle de pilote de développement officielle au sein de l’écurie Mercedes-AMG PETRONAS F1. Une promotion amplement méritée, fruit d’un parcours patiemment construit depuis ses débuts en karting jusqu’aux portes de la Formule 1.
Cette progression fulgurante n’a rien d’un hasard. Doriane Pin avait intégré l’académie junior de Mercedes en 2024, après une première saison en WEC dans la catégorie LMP2, qui lui avait valu le titre de « Révélation de l’année ». Deux ans plus tard, forte d’un titre continental et de performances saluées par l’ensemble du paddock, elle s’impose désormais au cœur du programme F1 de l’écurie allemande.
« Je suis extrêmement fière et reconnaissante d’assumer ce rôle de pilote de développement au sein de l’équipe Mercedes-AMG PETRONAS F1. Ces deux années passées au sein du programme junior m’ont permis de progresser en tant que pilote, et cette nouvelle étape représente une opportunité fantastique pour ma carrière », a déclaré la pilote française.
Des heures en simulateur pour façonner la Mercedes 2026
Contrairement au troisième pilote – dont la mission consiste à remplacer les titulaires en cas d’absence –, le pilote de développement se concentre sur l’évolution technique de la monoplace. Une responsabilité que Doriane Pin assume pleinement depuis le centre technique de Brackley.
« En résumé, je travaille sur le simulateur avec l’équipe de F1. J’y passe beaucoup de temps aux côtés des ingénieurs et participe à de nombreuses séances d’essais », explique-t-elle dans le podcast Beyond The Grid. Les journées sont exigeantes : de huit heures à dix-huit heures, parfois davantage lors des week-ends de Grand Prix, elle enchaîne les tours virtuels – souvent plus d’une centaine par session – afin d’évaluer de nouvelles pièces et configurations.
« Notre mission consiste à développer la voiture. Il y a une multitude d’éléments à tester, que les ingénieurs souhaitent expérimenter. Notre rôle est de tout essayer, de leur fournir un maximum de retours, puis d’évaluer les nouvelles évolutions de la monoplace. Dans le simulateur, la précision de nos feedbacks et la richesse des informations transmises sont essentielles. »
Doriane Pin décrit le simulateur de Mercedes comme d’un réalisme saisissant. « C’est exactement la même voiture que dans la réalité. On peut y accomplir un travail de très haute qualité, qui se traduira concrètement sur la piste », assure-t-elle. Elle reconnaît toutefois que la prise en main demande du temps :






