Une journée à oublier pour Alex Albon
Le Grand Prix de Chine 2026 restera gravé comme l’un des week-ends les plus éprouvants de la carrière récente d’Alex Albon. Le pilote Williams n’a tout simplement pas pu prendre le départ de la course, victime d’une panne hydraulique détectée lors des tours de mise en grille. Une fin de week-end abrupte, qui s’ajoute à une liste déjà trop longue de déconvenues mécaniques pour l’écurie de Grove.
« Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette journée, car lors des tours de mise en grille, nous avons identifié un problème hydraulique qui m’a empêché de prendre le départ », a déclaré un Albon visiblement accablé après l’épreuve.
Ce forfait de dernière minute s’avère d’autant plus douloureux que la journée avait déjà mal commencé. Williams avait en effet décidé d’apporter des modifications à la suspension de la FW48 après les qualifications, enfreignant ainsi les règles du parc fermé. Conséquence : Albon a été contraint de s’élancer depuis la voie des stands. Puis, la défaillance hydraulique a scellé ses espoirs.
Un week-end Sprint déjà compromis
Avant même la course principale, le week-end avait donné le ton. Lors des qualifications, Albon et son coéquipier Carlos Sainz avaient été éliminés dès la Q1, en 18ᵉ et 17ᵉ positions respectivement. Un résultat difficile à encaisser pour une équipe qui visait au moins la Q2.
Lors de la course Sprint, Albon avait déjà dû s’élancer depuis la voie des stands en raison des modifications apportées à la suspension, optant pour une stratégie à un seul arrêt, passant des pneus medium aux tendres. Il avait finalement terminé à la 16ᵉ place, loin de toute performance satisfaisante.
Le Thaïlandais avait lui-même reconnu, en amont du week-end, que le circuit de Shanghai mettrait en exergue les faiblesses de sa monoplace. « Sur une piste comme celle-ci, où l’appui aérodynamique et le poids jouent un rôle crucial, nous savons que nous sommes en déficit dans ces deux domaines », avait-il expliqué avec lucidité.
La FW48, un véritable casse-tête technique
Les difficultés rencontrées par Williams en Chine ne relèvent pas d’un simple coup du sort. La FW48 souffre de problèmes structurels : un surpoids de 4,4 kg par rapport au poids minimal réglementaire de 768 kg fixé par la FIA pour 2026, un déficit aérodynamique marqué et une voiture particulièrement difficile à équilibrer.
« Malheureusement, nous n’avons pas réussi à résoudre nos problèmes majeurs, et la voiture ne réagissait pas comme elle l’aurait dû pendant le Sprint et les qualifications. Nous avons effectué de nombreux changements de réglages ce week-end, testé différentes configurations, mais nous n’avons toujours pas trouvé la bonne fenêtre de fonctionnement », a confié Albon.






