Un bijou digne d’une pole position
Avant même que les moteurs ne vrombissent sur le circuit de Melbourne pour le Grand Prix d’Australie 2026, un autre spectacle a captivé les passionnés de Formule 1 : un collier de diamants d’exception, baptisé « La Velocita One », porté par Hannah St John, la compagne du pilote de Racing Bulls, Liam Lawson. Estimé à environ 500 000 dollars australiens – soit près de 350 000 dollars américains –, ce joyau unique a éclipsé toutes les autres parures lors de la dixième édition de l’événement annuel Glamour on the Grid.
Le compte Instagram F1 But Make It Fashion a été l’un des premiers à révéler les détails fascinants de cette pièce, déclarant : « À première vue, ce collier semble n’être qu’un entrelacs de diamants, mais en l’observant de plus près, on distingue clairement que chaque élément reproduit les contours des circuits de Formule 1. » Une œuvre d’art à porter, incarnant à la perfection l’alliance entre la haute joaillerie et la passion du sport automobile.
1 800 diamants et 300 heures de savoir-faire artisanal
Derrière cette création hors du commun se cache Andrew Mitchell, directeur et maître joaillier chez Martin Rogers Jewellers, une maison de joaillerie sur mesure basée à Adélaïde, en Australie, fondée en 1989. Fort de plus de vingt ans d’expérience, Mitchell se passionne pour la conception de bijoux « racontant une histoire unique pour chaque client ».
« La Velocita One » intègre les 24 circuits du calendrier 2026 de la Formule 1, disposés dans l’ordre chronologique de la saison : Melbourne en tête, suivi de la Chine, du Japon, et ainsi de suite. Des entrelacs subtils relient l’ensemble en une composition harmonieuse et visuellement saisissante. Au total, près de 1 800 diamants représentant 25 carats ont été sertis à la main, nécessitant entre 250 et 300 heures de travail artisanal. Un exploit à la fois technique et artistique.
Comme l’explique Andrew Mitchell lui-même : « L’artisanat est au cœur même de l’identité de Martin Rogers. » L’histoire entre le joaillier et Hannah St John a débuté lors du Festival du Motorsport d’Adélaïde en 2024, où ils se sont rencontrés. Une amie de Hannah, ayant aperçu le collier terminé, lui en a envoyé une photographie, et les événements se sont enchaînés naturellement : Mitchell cherchait une occasion de présenter sa création à Melbourne, tandis que Hannah prévoyait justement d’assister au Glamour on the Grid.
« Je me suis sentie comme une véritable princesse »
Le résultat ? Une émotion rare. « Je me suis sentie comme une véritable princesse », a confié Hannah St John sur Instagram. « J’étais honorée de le porter et profondément touchée qu’Andrew m’ait choisie pour le présenter. » Un sentiment partagé par des milliers d’internautes, dont les réactions enthousiastes ont fusé : « Ce collier est tout simplement INCROYABLE », « Une véritable œuvre d’art », ou encore « Un collier en diamants représentant tous les circuits de la saison 2026 de F1 – c’est ICONIQUE ! ».
Hannah St John n’est pas une inconnue dans l’univers de la Formule 1. Compagne de longue date de Liam Lawson, le pilote néo-zélandais de 24 ans évoluant chez Racing Bulls aux côtés du rookie Arvid Lindblad en 2026, elle est également diplômée en sciences biomédicales de l’Université d’État de l’Arizona depuis décembre 2024. Un profil alliant ambition personnelle et un mode de vie propre à l’élite du sport automobile.
Glamour on the Grid : dix ans de mode et de sport automobile
L’événement qui a servi de cadre à ce moment d’exception n’est pas une soirée ordinaire. Glamour on the Grid célébrait en 2026 son dixième anniversaire, avec pour thème « Métaux précieux » – une référence à l’excellence de l’ingénierie et à la précision, valeurs indissociables de la Formule 1. Présenté par American Express, cette édition anniversaire a marqué les esprits en introduisant pour la première fois une arrivée des invités directement sur la grille de départ du circuit, avant un parcours musical immersif menant à un salon exclusif.
Chaque année, pilotes, designers, athlètes et personnalités publiques s’y retrouvent dans une atmosphère oscillant entre tapis rouge et défilé de mode. Comme le souligne le site Melbourne My Style : « Dix ans plus tard, Glamour on the Grid a transcendé le simple concept de tapis rouge. C’est désormais une déclaration de la pertinence culturelle mondiale de Melbourne, où le sport automobile rencontre la haute couture. »
Le collier « La Velocita » était d’autant plus à sa place que le thème des métaux précieux invitait à des créations audacieuses et étincelantes. Si les tenues métallisées et les paillettes dominaient la grille, c’est bien ce bijou unique qui a volé la vedette.
La Formule 1, un écosystème culturel du luxe
Cet événement n’est pas un cas isolé. Il illustre la métamorphose profonde de la Formule 1 en un véritable écosystème culturel du luxe. Depuis 2025, le groupe LVMH est partenaire mondial de la F1 pour une décennie, associant Louis Vuitton, Moët Hennessy et TAG Heuer. Les pilotes sont devenus des icônes de mode et des ambassadeurs de prestige : de Fernando Alonso pour Boss à Lewis Hamilton avec Lululemon, en passant par Carlos Sainz, ambassadeur de L’Oréal Paris.
La base de fans a elle aussi évolué. Selon un rapport Nielsen de 2024, la Formule 1 compte environ 826,5 millions de passionnés, avec une croissance notable. Les femmes représentent désormais 41 % des amateurs de F1, et les jeunes femmes âgées de 16 à 24 ans constituent la tranche démographique connaissant la plus forte progression. Il n’est donc guère surprenant que des moments comme celui de Hannah St John et de son collier exceptionnel deviennent viraux en quelques heures.
Sur la piste, Liam Lawson a entamé le week-end de Melbourne sous les meilleurs auspices en se qualifiant en huitième position pour cette première course de la saison 2026 – inaugurant par ailleurs une ère de nouvelles réglementations majeures, comme nous l’avons détaillé dans notre analyse. Mais ce week-end australien restera également marqué par « La Velocita ».
Art, vitesse et glamour : une trinité parfaite
Il émane de ce collier une cohérence profonde. La Formule 1 est, par essence, un sport d’ingéniosité et de précision extrêmes. « La Velocita » – dont le nom évoque la vitesse en italien – capture cet esprit avec une patience et un soin qui contrastent magnifiquement avec la frénésie du paddock. Trois cents heures de minutie pour célébrer un sport où tout se joue en millièmes de seconde.
Inspiré par les ressources naturelles australiennes – « les diamants roses et champagne d’Argyle, les saphirs australiens et les opales aux reflets chatoyants » –, Andrew Mitchell a créé une pièce qui transcende le simple bijou pour devenir le manifeste d’une culture F1 contemporaine. Une culture où la piste et la mode, la performance et l’art, la vitesse et la beauté ne s’opposent plus, mais s’unissent.
Si Hannah St John s’est sentie comme une princesse le temps d’une soirée, c’est peut-être parce que « La Velocita One » n’est pas qu’un collier. C’est une déclaration d’amour à la Formule 1, forgée diamant après diamant.






