Quand Max Verstappen annonce une nouvelle escapade en piste, Kelly Piquet soupire
Quadruple champion du monde, père de famille épanoui et… pilote de course incorrigible. En cette pause forcée d’avril 2026 – la Formule 1 n’ayant programmé aucun Grand Prix ce mois-là pour la première fois depuis la saison COVID de 2020, en raison de l’annulation des épreuves de Bahreïn et d’Arabie saoudite –, Max Verstappen aurait pu s’accorder un répit. Se reposer. Profiter de Kelly et de leurs enfants.
Mais non. Le Néerlandais, alors âgé de 28 ans, avait déjà tout planifié : direction le Nürburgring pour prendre part aux courses de qualification précédant les mythiques 24 Heures de mai. Et il lui a fallu annoncer la nouvelle à sa compagne, Kelly Piquet.
Une conversation qui prête à sourire
Verstappen a lui-même relaté cette scène avec une franchise désarmante. Kelly apprend que deux Grands Prix sont annulés et imagine peut-être que les semaines à venir seront plus calmes. Elle ignorait encore les projets de son compagnon :
« Kelly m’a dit : “Oh, deux courses sont annulées.” Je lui ai répondu : “Oui, c’est exact, mais… j’ai tout de même un week-end de course de prévu.” Elle m’a alors regardé en demandant : “Est-ce que tu dois vraiment y aller ?” Et j’ai répondu : “Oui, je dois.” »
Brève, cocasse et universellement humaine, cette scène de ménage version paddock résume à elle seule la personnalité de Verstappen : même lorsque la Formule 1 lève le pied, lui ne peut s’en détacher.
Une absence compensée… à sa manière
Interrogé sur d’éventuelles compensations pour rattraper son absence auprès de Kelly – comme l’ajout d’une semaine de vacances –, Verstappen a répondu avec son flegme caractéristique :
« Je pense que nous nous équilibrons bien. »
Cette réponse laconique dissimule pourtant une réalité plus nuancée. Max Verstappen traverse une saison 2026 particulièrement ardue, n’ayant inscrit que 12 points en trois courses et qualifiant sa monoplace Red Bull de « fondamentalement défectueuse ». Dans ce contexte, le Nürburgring représente une échappatoire, un bol d’air loin des frustrations engendrées par la RB22.
Kelly Piquet, fille de Nelson Piquet – triple champion du monde de Formule 1 – connaît mieux que quiconque cette dépendance à l’asphalte. Elle la tolère avec une résignation teintée d’humour, ce qui rend leur couple d’autant plus attachant aux yeux des supporters.
Kelly Piquet, complice et témoin privilégié
Fille du légendaire Nelson Piquet, Kelly n’est pas une novice en matière de course automobile. Mannequin et influenceuse suivie par 1,4 million d’abonnés sur Instagram, elle partage régulièrement des instants de sa vie aux côtés de Max. Ses réactions face aux frasques de son compagnon sont souvent les plus savoureuses.
On se souvient notamment d’une vidéo devenue virale lors de la pause estivale, partagée par leur ami Antonio Felix da Costa : Verstappen, Kelly et sa belle-fille Penelope se promenaient en voiturettes de golf au Portugal lorsque le champion n’a pu résister à l’envie de doubler. Les cris de Kelly ont retenti, mêlés aux rires des témoins de la scène. Décidément, que ce soit sur bitume ou sur gazon, Verstappen reste un incorrigible compétiteur.
Un couple uni malgré les absences
Ensemble depuis 2020, Max et Kelly ont franchi une étape majeure en mai 2025 avec la naissance de leur fille Lily, quelques jours avant le Grand Prix de Miami. Verstappen avait alors sauté la conférence de presse du Media Day pour être présent à l’accouchement, annonçant par la suite sur Instagram : « Bienvenue dans ce monde, sweet Lily. Nos cœurs sont plus pleins que jamais. Tu es notre plus beau cadeau. »
Kelly élève également sa fille Penelope, issue de sa relation avec l’ancien pilote Daniil Kvyat, que Verstappen considère visiblement comme faisant partie intégrante de sa famille.
Le Nürburgring, terrain de jeu en marge de la F1
Si la saison 2026 de Formule 1 ne lui apporte guère de satisfactions – la RB22 ayant été décrite comme dangereuse et ingérable –, Verstappen retrouve au Nürburgring le plaisir pur de la compétition. Il y dispute les courses de qualification en vue des 24 Heures et y a remporté les NLS2 le samedi, une performance dont Kelly n’a pas manqué de partager la réaction sur les réseaux sociaux.
Cette passion pour la course, au-delà de la Formule 1, révèle l’état d’esprit du champion. Alors que ses frustrations face aux nouvelles réglementations le poussent à envisager un départ de la discipline à l’issue de la saison, Verstappen ne perd pas pour autant son amour du pilotage. Il cherche simplement à le vivre là où il peut encore en savourer chaque instant.
« Je me répète chaque jour d’essayer de prendre du plaisir. C’est juste très difficile. Mais dans ma vie privée, je suis très heureux. »
L’homme derrière le champion
Cette anecdote avec Kelly Piquet illustre parfaitement ce qui rend Verstappen si populaire au-delà des circuits. Derrière le casque du quadruple champion se cache un homme qui, comme tout un chacun, doit justifier auprès de sa compagne pourquoi il repart courir le week-end. La différence réside dans le fait que son circuit s’appelle le Nürburgring.
Kelly, avec son sourire résigné et sa question « Est-ce que tu dois vraiment y aller ? », incarne la réalité de millions de foyers où la passion d’un conjoint s’invite un peu trop souvent dans l’agenda familial. Et Max, avec son « Oui, je dois », rappelle que certaines choses ne changent pas, même lorsqu’on est quadruple champion du monde, père de famille et en pleine réflexion sur son avenir en Formule 1.
La complicité du couple, entre éclats de rire en voiturette de golf et soupirs face à un calendrier de courses surchargé, est peut-être la plus belle victoire de Verstappen cette saison.






