George Russell intouchable, Red Bull en perdition : le sprint de Chine consacre une nouvelle hiérarchie en 2026
Le premier sprint de la saison 2026, disputé sur le circuit international de Shanghai, a rendu un verdict sans équivoque : Mercedes s’impose en maître dans cette nouvelle ère réglementaire. George Russell a triomphé avec une autorité rare, tandis que Red Bull s’enfonce dans une crise technique préoccupante. Retour sur les grands gagnants et perdants de cette épreuve, dont les enseignements résonnent comme un présage pour la suite du championnat.
Russell, maître incontesté de Shanghai
George Russell avait déjà écrasé les qualifications sprint en signant un temps de 1:31.520, devançant son coéquipier Kimi Antonelli de près de trois dixièmes, lui-même largement devant le reste du plateau. La course n’a fait que confirmer cette suprématie. Le Britannique a conservé la tête dès le départ, contenu la menace de Lewis Hamilton dans les premiers tours, puis creusé l’écart pour s’adjuger une victoire méritée.
« C’était plutôt amusant, au final ! Il y avait beaucoup de stratégie en jeu, et les dépassements ne sont pas aisés. J’espère que cela a été plaisant à regarder. D’ordinaire, les sprints sont plutôt ennuyeux. J’avais tout sous contrôle, puis un Safety Car est intervenu… Je suis donc ravi de cette victoire », a déclaré Russell à l’issue de l’épreuve.
Il convient de saluer sa gestion exemplaire du virage 1, particulièrement exigeant sous l’empire des nouvelles règles 2026. « Ce premier virage est si long qu’il suffit d’un tour poussé à l’excès pour détruire le pneu avant gauche. C’est Lewis, avec ses vingt années d’expérience, qui m’a surpris. J’ai encore quelques leçons à tirer de ce côté-là ! », a-t-il reconnu avec fair-play. Russell porte désormais son avance au championnat à 33 points, soit 11 de plus que ses plus proches poursuivants.
Ferrari : le retour en grâce de Leclerc et Hamilton
Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont offert à Ferrari un doublé sur le podium, terminant respectivement à 0,674 et 2,554 secondes de Russell. La Scuderia a prouvé qu’elle était en mesure de jouer les premiers rôles, même si la vitesse de pointe de Mercedes demeure un écueil à surmonter.
Hamilton, parti quatrième, avait réalisé un envol fulgurant, dépassant Lando Norris dans la première séquence de virages pour s’intercaler derrière Russell. Les deux pilotes se sont livrés à un duel acharné, dans ce que les observateurs ont déjà baptisé le « yo-yo racing » de la nouvelle ère 2026 — une alternance de positions en tête rappelant les scènes observées à Melbourne. « Un grand merci à l’équipe de nous avoir placés en position de rivaliser avec Mercedes. Leur vitesse en ligne droite est encore un peu trop élevée pour nous, mais j’estime avoir livré un beau combat », a analysé Hamilton.






