Vasseur s’érige en rempart pour Hamilton
Frédéric Vasseur n’a pas hésité à employer des mots tranchants. À l’issue du Grand Prix d’Australie 2026, le directeur de la Scuderia Ferrari a choisi de s’élever contre une presse qu’il estime prompte à enfermer Lewis Hamilton dans des jugements binaires, d’un week-end à l’autre. Une prise de position remarquée, révélatrice tant de la dynamique interne de l’écurie italienne que de la philosophie que Vasseur entend insuffler autour du septuple champion du monde.
« Je suis très satisfait des performances de Lewis ce week-end, mais je pense qu’il est temps de cesser d’affirmer qu’il est présent un week-end et absent le suivant », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Motorsport.com. Une phrase concise, mais empreinte d’une irritation manifeste à l’égard des raccourcis médiatiques.
Un week-end en demi-teinte pour Ferrari
Le bilan de Melbourne s’est révélé pour le moins contrasté. En qualifications, Hamilton a dû composer avec des difficultés de déploiement de la batterie en Q2, le reléguant à la septième place – à une demi-seconde de son coéquipier Charles Leclerc, lui-même seulement quatrième. Un samedi décevant, qui a immédiatement alimenté les critiques à l’encontre du Britannique.
Dimanche, cependant, le scénario a pris une tout autre tournure. Parti septième, Hamilton a rapidement gravi les échelons pour s’immiscer dans le trio de tête, profitant des départs fulgurants caractéristiques de la SF-26. Il a finalement terminé quatrième – son meilleur résultat en vingt-cinq courses sous les couleurs de Ferrari – et, dans les derniers tours, s’est montré clairement plus véloce que Leclerc, le menaçant même pour une place sur le podium. « Avec quelques tours supplémentaires, j’aurais pu dépasser Charles. Mon rythme était excellent », a-t-il lui-même confirmé.
Ce résultat illustre parfaitement le paradoxe Ferrari à Melbourne : une qualification entachée par des soucis techniques, une course convaincante laissant entrevoir un véritable potentiel. Pour approfondir les performances de la Scuderia lors des essais libres, consultez notre article : GP d'Australie : la SF-26 solide et Hamilton en forme, Ferrari a le sourire.
« C’est le jeu » : Vasseur tempère les fluctuations de performance
Face aux interrogations des journalistes, Vasseur a opté pour une approche à la fois pédagogique et défensive. « C’est un sport ; parfois, nous réalisons une séance prometteuse, parfois non. Samedi, en qualifications, nous étions sincèrement déçus en tant qu’équipe. Dimanche, les choses se sont nettement améliorées. C’est ainsi, nous devons tous unir nos efforts et avancer ensemble. »






