Nelson Piquet Jr. brise le silence et s'en prend publiquement à son beau-frère Max Verstappen au sujet des règles de la F1 2026. Une sortie médiatique qui révèle bien plus qu'une simple querelle familiale.
Camille M est une passionnée de Formule 1 depuis son plus jeune âge et qui souhaite partager sa passion au plus grand nombre.
Piquet Jr. décoche des flèches acérées en direction de Verstappen
En Formule 1, les tensions surgissent parfois des lieux les plus inattendus. Cette fois, c’est au sein même de la belle-famille de Max Verstappen que les critiques ont éclaté au grand jour. Nelson Piquet Jr., frère de Kelly Piquet — compagne du quadruple champion du monde néerlandais —, n’a pas hésité à exprimer son franc-parler concernant les récriminations répétées de Verstappen à l’encontre du nouveau règlement technique 2026.
Invité du podcast brésilien Pelas Pistas, l’ancien pilote de Formule 1 a asséné une phrase qui a immédiatement fait le tour du paddock : « Si Max avait évolué au sein de Mercedes, il se serait tu comme une carpe. Il n’aurait émis aucune critique sur les règlements. Vous pouvez en être convaincus. »
Des propos d’autant plus percutants qu’ils émanent d’une personne partageant non seulement une connaissance intime du milieu, mais aussi, de facto, la table familiale de Verstappen.
Un début de saison 2026 désastreux comme toile de fond
Pour saisir toute la portée de cette sortie médiatique, il convient de replacer les déclarations de Piquet Jr. dans leur contexte sportif. Max Verstappen n’a engrangé que huit maigres points lors des deux premières épreuves de la saison 2026 : un abandon au Grand Prix de Chine, provoqué par une défaillance de l’ERS alors qu’il évoluait déjà loin des positions de podium, et une modeste sixième place en Australie.
Face à ces résultats en demi-teinte, Verstappen a multiplié les interventions publiques pour dénoncer les nouvelles réglementations techniques, pointant du doigt les problèmes liés aux groupes propulseurs hybrides et au mode de conduite « lift and coast », imposé par les récentes dispositions. Des prises de position que nous avions déjà analysées dans notre article consacré à la polémique autour des règles 2026.
La sortie de Piquet Jr. : critique acerbe ou analyse perspicace ?
Nelson Piquet Jr. ne s’est pas contenté d’une seule formule choc. Dans le même entretien, il a développé son raisonnement avec une franchise déconcertante : « C’est Max : il veut toujours disposer de la meilleure voiture, n’est-ce pas ? Si vous lui demandiez quelle saison a été la plus excitante — celle où il a remporté le titre lors de la dernière course ou celle où il l’a gagné avec cinq épreuves d’avance —, il répondrait sans hésiter : celle avec cinq courses d’avance. »
Selon le Brésilien, les critiques de Verstappen à l’encontre des règles 2026 ne seraient que le reflet d’une frustration compétitive, plutôt que l’expression d’une vision objective de l’avenir de la discipline. Un point de vue tranché, certes, mais qui soulève une question légitime : Verstappen serait-il aussi virulent si sa Red Bull dominait le plateau ?
Les rumeurs de transfert chez Mercedes alimentées par la belle-famille
Piquet Jr. n’en est pas resté là. Il a également abordé l’avenir de son beau-frère avec une liberté de ton qui a suscité l’étonnement de plus d’un observateur : « Max veut toujours se trouver au volant de la meilleure voiture, un point c’est tout. Il prendra une décision à mi-saison 2026 concernant la suite de sa carrière. » Une déclaration qui, au moment où elle a été prononcée, a immédiatement nourri les spéculations autour d’un éventuel transfert de Verstappen chez Mercedes.
De fait, les liens entre Verstappen et l’écurie de Brackley ont alimenté les conversations en début d’année, et les propos de Piquet Jr. ont été perçus par certains comme des informations de première main, compte tenu de sa proximité familiale avec le champion néerlandais. C’est la raison pour laquelle, comme l’ont souligné plusieurs médias spécialisés tels que GPFans et Planet F1, les déclarations du frère de Kelly ont été scrutées avec une attention particulière.
Verstappen a finalement mis un terme aux spéculations avant le Grand Prix de Hongrie en confirmant qu’il resterait fidèle à Red Bull : « Il est temps de mettre un terme à toutes ces rumeurs. Pour moi, il a toujours été clair que je restais. » Pourtant, le champion avait précédemment reconnu auprès de la BBC que « des discussions avaient bien eu lieu » avec d’autres équipes, sans qu’aucune ne débouche sur des engagements concrets.
Une relation amoureuse solide malgré les remous médiatiques
Au milieu de cette tourmente médiatique, il serait réducteur de limiter la relation entre Max Verstappen et Kelly Piquet à une simple source de tensions. Le couple, uni depuis 2020, a accueilli en mai 2025 leur première enfant, Lily, venant ainsi agrandir une famille recomposée qui comptait déjà Penelope, la fille de Kelly issue d’une précédente relation.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux après la naissance, le couple avait partagé ces mots : « Bienvenue dans notre monde, douce Lily. Nos cœurs sont plus pleins que jamais — tu es notre plus beau cadeau. Nous t’aimons infiniment. »
Lors du difficile Grand Prix de Chine, Kelly avait partagé en story Instagram une photo touchante de leur fille Lily avec un coussin aux couleurs de Max, accompagnée de ces mots : « Nous avons hâte de te voir. » Un geste de soutien discret, mais ô combien éloquent, alors que son compagnon traversait un week-end sportif particulièrement éprouvant.
Verstappen lui-même ne cache pas son attachement à cette dynamique familiale. Il avait récemment amusé son entourage en racontant comment Penelope continuait de décorer son téléphone d’autocollants : « Au début, il y en avait trois, mais deux sont déjà tombés. Maintenant, il n’y a plus que des autocollants de chat. » Un aperçu charmant d’un champion qui, derrière les casques et les podiums, reste avant tout un père de famille.
Piquet Jr. fait partiellement marche arrière
Face au tollé médiatique suscité par ses déclarations, Nelson Piquet Jr. a quelque peu tempéré ses propos dans les jours qui ont suivi, comme le rapporte GrandPrix.com. Le Brésilien a précisé que ses commentaires sur un éventuel départ vers Mercedes ne devaient pas être interprétés comme des informations concrètes, mais plutôt comme une analyse personnelle de la situation compétitive.
Cette rétractation partielle n’a toutefois pas suffi à éteindre l’incendie. Dans un univers où chaque parole d’un proche de Verstappen est disséquée sous tous les angles — et où même une remarque anodine d’un beau-frère peut « propulser la machine à rumeurs de la F1 à la vitesse de la lumière », pour reprendre l’expression imagée d’un observateur —, les dégâts étaient déjà consommés.
Au fond, cet épisode met en lumière une réalité propre aux grandes stars du sport : plus on se trouve au sommet, plus son entourage proche est exposé. Et les propos de Piquet Jr., qu’ils soient innocents ou calculés, ont rappelé à tous que derrière le champion se cache aussi une famille — avec ses propres opinions, ses propres analyses, et parfois ses propres agendas.
Quel impact sur la concentration de Verstappen en 2026 ?
La véritable interrogation réside dans l’impact de ces turbulences extra-sportives sur les performances de Verstappen en piste. Si le Néerlandais a pour habitude de cloisonner sa vie personnelle et sa carrière de pilote, les critiques émanant de son propre cercle familial représentent une pression inédite.
Cela dit, ceux qui connaissent Verstappen savent que peu de choses parviennent à entamer sa concentration. Comme nous l’avions souligné récemment, le champion a déjà surmonté des situations bien plus complexes au cours de sa carrière.
Avec une Red Bull en difficulté technique, des critiques fusant de toutes parts — y compris de sa belle-famille — et une saison 2026 mal engagée, Verstappen devra puiser dans ses ressources mentales plus que jamais. L’homme qui a remporté quatre titres mondiaux consécutifs n’est assurément pas du genre à abandonner. Reste à savoir si la RB22 lui offrira les armes nécessaires pour répondre sur la piste plutôt qu’en dehors.