Certaines anecdotes semblent tout droit sorties d’un scénario de film, et pourtant, celle-ci est bien réelle. En août 2011, alors que la Formule 1 observait sa trêve estivale, une proposition aussi audacieuse qu’inattendue fut soumise au Vatican : Fernando Alonso, double champion du monde et figure emblématique du sport automobile espagnol, aurait pu prendre les commandes de la Papamobile lors de la visite du pape Benoît XVI à Madrid. La réponse du Saint-Siège ? Un refus catégorique, accompagné d’un « cri au ciel » des plus éloquents.
La Journée mondiale de la jeunesse : un événement d’ampleur planétaire à Madrid
En août 2011, Madrid s’apprêtait à accueillir l’un des rassemblements catholiques les plus importants au monde : la Journée mondiale de la jeunesse. Le souverain pontife, Benoît XVI, devait fouler le sol espagnol le 18 août pour une visite de plusieurs jours, ponctuée d’une veillée de prière et d’une messe en plein air, prévue le 21 août devant des millions de pèlerins venus des quatre coins du globe.
Derrière cet événement d’envergure se déployait une logistique titanesque. Pas moins de 200 autorités étaient mobilisées pour assurer la sécurité, coordonner les équipes et peaufiner des protocoles d’une précision chirurgicale. C’est dans ce contexte que germa l’idée la plus improbable de l’histoire récente de la Formule 1.
La proposition qui fit bondir le Vatican
C’est Yago de la Cierva, coordinateur des voyages pontificaux en Espagne, qui révéla cette anecdote des années plus tard. Lors d’une réunion de planification, l’équipe espagnole émit une suggestion pour le moins originale : pourquoi ne pas confier le volant de la Papamobile à Fernando Alonso ?
L’argumentaire, aussi surprenant fût-il, tenait la route aux yeux des organisateurs. À l’époque, Alonso était au sommet de sa popularité en Espagne, pilote Ferrari au faîte de son art, capable de capter une attention médiatique et populaire sans équivalent. Faire conduire la Papamobile par le sportif le plus adulé du pays aurait constitué un symbole puissant, un rapprochement spectaculaire entre l’institution catholique et la culture populaire espagnole.
Mais la réaction du Vatican ne se fit pas attendre. Comme le rapporta Yago de la Cierva : « En 2011, nous avons expressément demandé si la Papamobile pouvait être conduite par Fernando Alonso. Ils ont crié au ciel et nous ont répondu : pas question ! »
« Je crois qu’il sait conduire » : la défense désarmante du coordinateur
Face à ce refus sans appel, Yago de la Cierva ne renonça pas sans tenter une ultime plaidoirie. Son argument, aussi simple que désarmant, est entré dans les annales :






