Hamilton refuse de prendre sa retraite avant un Grand Prix en Afrique

Paddock|
Lewis Hamilton souriant en combinaison Ferrari rouge lors d'une conférence de presse de Formule 1

Lewis Hamilton affirme qu'il ne quittera pas la F1 tant qu'un Grand Prix n'aura pas lieu en Afrique. Le pilote Ferrari milite depuis des années pour le retour du continent au calendrier.

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Camille M

Camille M est une passionnée de Formule 1 depuis son plus jeune âge et qui souhaite partager sa passion au plus grand nombre.

Hamilton lie son avenir en F1 à l'Afrique

Lewis Hamilton l'a affirmé sans détour : il ne raccrochera pas son casque tant que la Formule 1 n'aura pas organisé un Grand Prix sur le continent africain. Le septuple champion du monde, désormais pilote Ferrari à 41 ans, a livré des déclarations fortes sur un sujet qui lui tient profondément à cœur.

« Je ne veux pas quitter ce sport sans avoir un Grand Prix là-bas, sans avoir la chance d'y courir. Je vais rester ici un moment jusqu'à ce que ça arrive, car ce serait incroyable, étant donné que je suis à moitié africain », a déclaré le Britannique.

Hamilton a également révélé l'ampleur de son engagement personnel dans les coulisses. « Ces six ou sept dernières années, je me suis battu en coulisses pour obtenir un Grand Prix. Je me suis assis avec les parties prenantes en leur demandant : pourquoi ne sommes-nous pas en Afrique ? Nous sommes sur tous les autres continents, pourquoi pas l'Afrique ? »

Un continent qui a conquis le cœur de Hamilton

Le pilote Ferrari ne parle pas d'un rêve abstrait. Hamilton a visité une dizaine de pays africains et s'est exprimé sur ses destinations favorites.

« J'ai eu le privilège d'aller dans 10 pays en Afrique, il y a encore tellement de choses à voir pour moi. Les endroits que j'ai le plus appréciés jusqu'ici : j'ai adoré le Kenya, le Rwanda en particulier était spectaculaire. Deux endroits où j'ai eu l'impression que je pourrais vivre. L'Afrique du Sud est magnifique. Je pense que ce sont les endroits qui pourraient être de bons lieux potentiels pour nous. »

Ce n'est pas la première fois que Hamilton milite pour le retour de la F1 en Afrique. Dès 2024, il avait appelé les décideurs du sport à ne plus « ignorer » le continent, déclarant qu'il « ne faut pas continuer à ajouter des courses ailleurs tout en continuant à ignorer l'Afrique ».

L'Afrique du Sud et le Rwanda en pole position

Les déclarations de Hamilton interviennent alors que deux pays africains sont en concurrence pour accueillir le premier Grand Prix africain depuis plus de 30 ans. La F1 n'a plus couru sur le continent depuis le Grand Prix d'Afrique du Sud 1993 à Kyalami, remporté par Alain Prost devant Ayrton Senna.

L'Afrique du Sud a obtenu l'approbation de son gouvernement pour un projet de trois ans débutant en 2027, centré sur le circuit historique de Kyalami, au nord de Johannesburg. Le circuit, propriété de Toby Venter depuis 2014, fait l'objet de travaux de mise aux normes FIA Grade 1 validés par la fédération en juin 2025.

De son côté, le Rwanda a officiellement lancé sa candidature en décembre 2024, par la voix du président Paul Kagame lors de l'Assemblée générale de la FIA à Kigali. Le projet rwandais prévoit un circuit permanent conçu par l'ancien pilote de F1 Alexander Wurz, situé à environ 25 km de Kigali, près du futur aéroport international de Bugesera. Le tracé promet des changements d'altitude spectaculaires à travers les forêts et les lacs rwandais.

Un calendrier à 24 courses déjà saturé

L'un des défis majeurs pour l'ajout d'un Grand Prix africain reste le calendrier, déjà fixé à 24 courses pour 2026. Le Grand Prix des Pays-Bas quittera le calendrier après 2026, libérant potentiellement une place dès 2027.

La direction de la F1 a d'ailleurs clairement indiqué que le nombre de Grands Prix ne serait pas augmenté. Il s'agirait donc d'un remplacement ou d'une rotation avec d'autres épreuves, notamment européennes.

Un combat qui dépasse le sport

Pour Hamilton, cette cause dépasse largement le cadre sportif. Le Britannique, dont le père est d'origine grenadienne avec des racines africaines, voit dans le retour de la F1 en Afrique une opportunité unique de mettre en lumière la beauté et le potentiel du continent.

Sa détermination à rester en F1 jusqu'à ce que cet objectif soit atteint témoigne de l'importance qu'il accorde à cet héritage. Alors que sa saison 2025 chez Ferrari a été difficile, sans podium ni victoire, Hamilton aborde la nouvelle ère réglementaire 2026 avec un optimisme renouvelé, porté par une SF-26 dans laquelle il a mis « un peu de son ADN ».

Reste à savoir si la F1 parviendra à concrétiser ce retour tant attendu en Afrique avant que Hamilton ne décide finalement de tourner la page. À 41 ans, chaque saison supplémentaire est un acte de foi — et pour le Britannique, cette foi porte un nom : l'Afrique.