Hamilton tiraillé entre Hollywood et Shanghai
Le 15 mars 2026 marquera une date singulière dans la carrière de Lewis Hamilton. Ce jour-là, deux événements d’envergure se disputeront son attention : la 98ᵉ cérémonie des Academy Awards à Hollywood et le Grand Prix de Chine à Shanghai. Le septuple champion du monde de Formule 1 n’aura d’autre choix que de renoncer à l’un d’eux.
« Je pense que c’est tout simplement impossible », a-t-il confié lors du week-end de course en Chine. « J’ai exploré toutes les possibilités pour m’y rendre à temps, mais hélas, cela ne sera pas réalisable. » La raison en est aussi implacable que cruelle : Shanghai se situe à 12 h 30 de vol de Los Angeles, avec un décalage horaire de quinze heures. Un calcul qui ne laisse aucune marge de manœuvre.
Son représentant a d’ailleurs confirmé cette impossibilité dans une déclaration officielle : « Il ne pourra être présent, car il doit participer à une course en Chine le même jour. »
Quatre nominations aux Oscars pour le film F1
L’enjeu n’en demeure pas moins considérable. Le film F1, dont Lewis Hamilton est producteur exécutif, a obtenu quatre nominations pour les 98ᵉ Academy Awards : Meilleur film, Meilleur son, Meilleurs effets visuels et Meilleur montage. Une consécration exceptionnelle pour un long-métrage consacré au sport automobile, et une fierté légitime pour Hamilton, qui a consacré des années à ce projet.
Sorti en juin 2025, le film a généré 633 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget estimé entre 200 et 300 millions de dollars. Il s’est imposé comme le film de course automobile le plus rentable de l’histoire, la production la plus lucrative d’Apple, et l’un des neuf plus grands succès cinématographiques de l’année 2025. Des chiffres qui auraient pu inciter quiconque à tout mettre en œuvre pour fouler le tapis rouge du Dolby Theatre.
Pourtant, Hamilton sera aux commandes de sa Ferrari au moment où Conan O’Brien inaugurera la cérémonie à Los Angeles.
Un pilier dans l’élaboration du film
L’absence d’Hamilton n’en est que plus poignante, tant son rôle a été déterminant dans la genèse du projet. Le réalisateur Joseph Kosinski ne cache pas l’importance capitale du pilote britannique dans la conception du film :
« Lewis est la première personne que j’ai contactée il y a trois ans. Je savais que pour rendre le film aussi authentique que possible, il nous fallait quelqu’un au sein de l’équipe qui vive cette réalité au quotidien. Il participait à des appels vidéo entre deux courses pour examiner le scénario, ligne par ligne, virage par virage, gomme par gomme. »






