« Je les ai satellisés » : Hadjar et son baptême du feu sur Canal+
Isack Hadjar est indéniablement un pilote qui ne laisse personne indifférent. Qu’il soit aux commandes de sa monoplace ou face à une caméra, le jeune Français sait toujours se distinguer et marquer les esprits. C’est d’ailleurs en marge de sa toute première intervention sur Canal+ que le pilote de Racing Bulls a livré une anecdote aussi inattendue que savoureuse.
Dans un univers aussi codifié que celui de la Formule 1, les débuts médiatiques s’avèrent souvent aussi stressants que les premiers tours de piste. Hadjar, lui, en a fait l’expérience à ses dépens — ou plutôt au grand étonnement des équipes de production. Aujourd’hui, il évoque cet épisode avec ce franc-parler qui le caractérise si bien.
Un personnage attachant, « sans filtre »
Avant d’aborder le cœur de cette anecdote, rappelons brièvement qui est Isack Hadjar. Né le 28 septembre 2004 à Paris au sein d’une famille franco-algérienne, il a embrassé le karting compétitif dès l’âge de sept ans. Surnommé « le Petit Prost » par les médias français en raison de ses succès en Formule 2, il a intégré le plateau de la Formule 1 en 2025 sous les couleurs de Racing Bulls.
Ses débuts en F1 n’ont pas été de tout repos : lors du Grand Prix d’Australie, il a percuté le mur dès le tour de formation, sous le regard impitoyable de Jacques Villeneuve, qui n’a pas hésité à commenter sur Canal+ : « C’est un réveil. On arrive en F1, on veut faire le malin et le caïd, et ça remet tout de suite les pendules à l’heure… » Julien Fébreau, commentateur historique de la chaîne, avait tenu à tempérer ces propos : « Je ne pense pas qu’Isack Hadjar se soit pris pour une star. Il a simplement bien travaillé jusqu’ici et commis une erreur. »
La pression des plateaux, même pour un pilote de F1
Ce qui rend Hadjar si attachant, c’est précisément cette capacité à rester lui-même en toutes circonstances. Julien Fébreau lui-même a confié à Europe 1 que le pilote « incarne une fraîcheur et une spontanéité rares. Il plaît énormément aux médias du monde entier parce qu’il s’exprime avec la franchise et l’enthousiasme de son âge, ce qui est très appréciable. »
Et c’est justement cette franchise qui donne naissance à des anecdotes mémorables. Si Hadjar sait dominer ses adversaires sur la piste, ses premières apparitions médiatiques sur Canal+ ont visiblement engendré quelques situations cocasses et imprévues — des moments de coulisses révélant une facette très humaine du pilote, loin des combinaisons de course et des stratégies de pneumatiques.
Lui-même, avec son humour habituel, résume la situation d’un sourire : il les a « satellisés ». Une expression imagée qui en dit long sur l’effet qu’il a pu produire — ou sur le désordre qu’il a pu semer — lors de cette première intervention télévisée.
Un rookie aux multiples facettes
Ce côté décalé et authentique n’est pas une nouveauté chez Hadjar. On se souvient notamment de sa mésaventure lors des qualifications à Suzuka, où il avait révélé une situation potentiellement dangereuse liée à ses ceintures. Ou encore de son premier podium au Grand Prix des Pays-Bas, où il avait avoué ne pas avoir saisi qu’il devait se changer avant les obligations médiatiques : « C’était une procédure totalement nouvelle pour moi. » Une confidence qui avait suscité de nombreux sourires dans le paddock.
Dans le même esprit, Hadjar assume pleinement ses réactions à la radio, souvent très expressives : « Les gens me prennent pour un fou quand je m’exclame ainsi. Mais je n’insulte personne, je ne manque de respect à quiconque. Je dis simplement : 'tolérance zéro avec la médiocrité'. » Une philosophie qui semble s’appliquer aussi bien à ses performances en piste qu’à ses apparitions publiques.
Canal+ et les Français : une relation en construction
Canal+ a toujours réservé une place particulière aux pilotes français, et Hadjar s’inscrit naturellement dans cette lignée, aux côtés de Pierre Gasly et Esteban Ocon. Les trois pilotes tricolores ont d’ailleurs été réunis dans une émission spéciale intitulée Formula One, diffusée en avril pour pallier l’absence du Grand Prix de Bahreïn, animée par Margot Laffite et Julien Fébreau.
Une série digitale intitulée « Team Hadjar » a également vu le jour, plongeant les téléspectateurs au cœur de la saison rookie du pilote. De quoi renforcer encore la complicité entre Hadjar et le public français, toujours avide de découvrir ses champions sous un jour plus intime.
Un avenir encore plus médiatique
Avec l’annonce, en décembre 2025, de son transfert chez Red Bull Racing pour 2026 — en remplacement de Yuki Tsunoda —, Hadjar s’apprête à voir son exposition médiatique s’intensifier. Les caméras de Canal+ seront plus que jamais braquées sur lui, et les anecdotes de plateau ne manqueront pas de se multiplier.
Une certitude demeure : qu’il soit au volant d’une Red Bull ou face aux journalistes de la chaîne cryptée, Isack Hadjar continuera de nous surprendre. C’est précisément cette authenticité qui fait de lui l’un des personnages les plus rafraîchissants du paddock actuel. Si ses débuts sur Canal+ lui ont valu de « satelliser » ses interlocuteurs, on peut parier que la suite sera tout aussi spectaculaire.






